Le développement des négatifs

   B/ Les réactions chimiques pour le développement du négatif


   Les réactions chimiques et, conditions opératoires du développement parfois difficiles à justifiées sont nombreuses depuis la prises de la photo à la contemplation de celle-ci. Lorsque la pellicule est plongée dans le révélateur, les cristaux d’halogénures d’argent exposés à la lumière sont attaqués par les substances développantes. Du point de vue de la chimie, les substances sont avant tout des réducteurs qui sont suffisamment énergiques pour décomposer les cristaux insolés mais pas trop pour que les autres soient préservés.

 

Le développement photographique :

   Le principe du développement photographique se déroule en plusieurs étapes :

 

 

 1. L’étape de révélation se déroule dans le noir absolue et est basé sur l’agrandissement qui permet la multiplication de la quantité de grains Ag°, on révèle l’image photographiée. Car, une fois la pellicule impressionnée, il existe des zones denses en grains d’argent Ag°, d’autres denses en ions Ag+ non réduit en suspension dans le gel. L’image n’est alors toujours pas perceptible. On utilise donc l’agrandissement qui permet une amplification de la quantité des ions Ag° dans le but de faire apparaitre un contraste entre les différentes zones.

L’image latente formée précédemment se contraste avec la réduction des ions Ag+ en Ag°. Cette opération de réduction est réaliser par un réducteur appelé hydroquinone .

Cette opération de révélation ce déroule en milieu basique mais elle doit avoir impérativement un temps limitée car sinon elle entrainerait un noircissement complet du négatif.

Il réduit en argent métallique les cristaux de bromure d’argent exposés à la lumière., et on obtient ainsi une image en négatif : les zones impressionnées par la lumière sont foncés et non impressionnées sont claires, les couleurs sont inversées. On retrouvera les couleurs normales après le tirage.

Par oxydoréduction, grâce à un développateur qu’ on appellera RH, on révélera le négatif :

RH + AgBr ==> Ag + BrH + R

Développateur + Bromure d’argent ==> Argent + Acide bromhydrique + Développateur oxydé

 2. En second, la deuxième étape est la fixation qui se déroule dans le noir absolue également. On place ensuite le fixateur dans la cuve, on laisse agir quelques minutes.

Après avoir révélé l’image, il faut stopper la réaction pour que le négatif de soit pas tout noir. Pour cela, on doit garder l’argent métallique, exposé à la lumière, mais se débarrasser du bromure d’argent restant, autrement, l’image serait révélé mais le négatif aurait un voile blanchâtre puisque les grains non exposés seraient encore présents sur la pellicule, de plu, ces grains sont sensibles à la lumière, il faut donc s’en débarrasser. Pour cela on utilise de l’hyposulfite de sodium ou d’ammonium.

Na2So3 + CH3CO2H ==> NaHSO3 + CH3CO2Na

sulfite de sodium + acide acétique ==> bisulfite de sodium + acétate de sodium

Pour finir, on lave la pellicule, on la sort de la cuve et on la laisse reposer pendant une demi-heure dans de l’eau pour laver toute trace de fixateur.

3. On réalise les mêmes opérations (révélation-fixation) sur du papier photosensible, en lumière inactinique (rayonnement sans effet sur la chimie du tirage, généralement lumière rouge). On expliquera le tirage photographique à la page suivante.

 

A chaque fois, il s’agit de bains dans lesquels on passe les négatifs :

1. Un bain révélateur.

2. Un bain fixateur.

3. Un bain de lavage.

 

 

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